Jean Pierre Heyko Lekoba succède à Marie Magloire Dambenzet

Congédié le 25 Août 2008 par note de service du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, suite à une agression sur la personne du trésorier payeur départemental Jean-Claude Bamenguina, le préfet du Niari Marie Magloire Dambenzet vient de céder son poste à Jean Pierre Heyko Lekoba, qui a été nommé par décret présidentiel publié le 15 Octobre 2008, vient de prendre ses nouvelles fonctions à Dolisie.

C’est sous une pluie battante [1] qu’arrivent le préfet inspecteur général de l’administration du territoire Gaston Ololo, représentant le ministre de tutelle Zéphirin Mboulou, accompagné du nouveau préfet Jean Pierre Heyko Lekoba, ce lundi 20 Octobre 2008 à l’aéroport Ngot-Nzoungou de Dolisie. Le temps de s’engouffrer dans leur voiture de commandement, les deux hôtes et la délégation qui les accompagne s’ébranle vers le centre ville.

Mardi 21 Octobre à 15 H 00, passation de service

Fait insolite pour la circonstance, le préfet sortant Marie Magloire Dambenzet affichait une décontraction et une nonchalance surprenantes compte tenu des circonstances. Il arborait un large sourire en saluant les corps constitués locaux, lâchant une blague ci, un éclat de rire par là. Chaussé de souliers vernissés et engoncé d’un costume sombre, le préfet sortant a voulu montrer qu’il connaît tous ses collaborateurs qu’il appelle chacun par son nom.
Au-delà de cette décontraction on peut dire que MMD quitte son poste le cœur serré, tant la population très hospitalière du Niari l’avais presque adopté [2]. lui aussi avait bien su le rendre et marqué son attachement à ces administrés, en sponsorisant diverses activités sportives, avec des équipes de football, de nzango moderne, et de boxe (ce dernier étant son sport favorit qu’il pratique avec aisance) [3]. De même, sa tendre épouse, appelée affectueusement maman Estelle n’était pas resté en marge des actions sociales, puisqu’elle avait aussi créée des unités de productions, pour donner de l’emploi à quelques jeunes désœuvrés du Niari et lutter contre le chômage qui sévit dans ce département [4].

Souhaitant bonne chance à son successeur dans la continuation de l’œuvre de paix, d’unité et de reconstruction amorcée dans le Niari, sous l’éclairage du président de la République, à qui il rend un vibrant hommage pour cette marque de confiance. MMD trouve normal son remplacement par un autre serviteur de l’Etat, après cinq ans huit mois et sept jours passés à ce poste, au nom de la mobilité administrative.

Comme pour répondre à son prédécesseur, le préfet entrant s’est lui considéré comme un « pion » au service de l’Etat, que le président de la république peut placer ou ôter à sa guise. Son plaisir est d’autant plus partagé que les deux hommes choisis pour diriger le département d’origine de l’ancien président de la République Pascal Lissouba (1992-1997) servent tous le même homme, qu’il soutiennent en toute circonstance de temps et de lieu, dans son action politique, à savoir le président Denis Sassou Nguesso.

JPHL à conclu son speach en ces termes : « ..J’espère que je vais bien tout retrouver tel que c’est spécifié dans les dossiers de passation de service… ». Pour sa part le préfet sortant MMD a lancé à la foule, en quittant le cercle culturelle, quelques mots d’adieu en munukutuba disant : « ..Mu me kwenda ya munu éee. ».

C’est autour de 18 H 15, qu’a pris fin la cérémonie officielle de passation de service entre les deux préfets, dans une ambiance bon enfant.

[1C’est un aphorisme, la pluie a débuté quelques minutes avant que l’avion n’arrive (très en retard) en vue de la piste, elle a alors empiré à un tel point que le débarquement des passagers et personnalités a pris plus d’une heure, quelques pauvres parapluies devant faire la navette de bas en haut puis de haut en bas de l’escalier passerelle. Curieusement juste après ce débarquement diluvien la pluie s’est calmée et c’est tout à fait normalement que les passagers en partance pour Pointe-Noire ont pu embarquer, dont le commandant de zone qui n’a donc pas pu rendre les honneurs. YS qui en était.

[2NDLR : Les échos que nous avons recueillis sur place diffèrent sensiblement de cette version.

[3NDLR : On se souviendra de l’impôt volontaire et obligatoire qu’il avait imposé aux employeurs de Dolisie pour inviter Madilu Systèm qui n’est jamais venu. Les cotisations n’ont jamais été remboursées aux contributeurs.

[4NDLR : Madame Dambenzet, c’est vrai laissera beaucoup plus de regrets dans le cœur des Dolisiens que son ex-préfet de mari.